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Fête de l’Humanité : un incontournable, symbole d’un territoire qui bouge

Image: capture d'écran Facebook / fête de l'humanité

Lancée en 1930, la Fête de l’Humanité continue de connaître un succès croissant au fil des décennies. Politique à l’origine, elle s’est élargie à la culture ou au commerce, au point de devenir un rendez-vous incontournable, bien au-delà de la Seine-Saint-Denis. Et de devenir ainsi l’un des symboles d’un « 93 » qui bouge.

Rare sont, désormais, les personnes qui peuvent témoigner de ce qu’ont été les débuts de la « Fête de l’Huma », en 1930. Initiée par le journal l’Humanité (qui célèbre lui-même sa 115e bougie cette année), elle revêtait au demeurant les contours d’un évènement politique, mené alors par le Parti communiste français et les formations qu’il y conviait.

Au fil des années, elle s’est ouverte à des représentations de pays étrangers, à des expositions culturelles et s’est déroulée pour sa première année à Bezons (Val-d’Oise), puis du bois de Vincennes à Meudon, en passant par Montreuil… Elle est installée définitivement à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) depuis 1999, au parc départemental Georges-Valbon.

On y trouve désormais nombre de concerts, d’expositions, d’ateliers ou de débats davantage tournés vers le grand public que lors des dernières décennies. Ce qui a eu le don d’attirer les foules, venues parfois de loin (des cars affrétés par les fédérations du Parti communiste français viennent de l’Indre, de Nancy, de Clermont-Ferrand…).

L’an dernier, la manifestation a battu son record d’affluence, avec pas moins de 800 000 visiteurs qui sont ainsi passés par La Courneuve.

Projets à foison

Tout cela au cœur d’un département de la Seine-Saint-Denis qui a ses difficultés mais qui, d’année en année, commence à entrevoir les richesses de son potentiel. Des richesses démographiques -un département jeune- et surtout géographiques : une place privilégiée au nord et à l’est de Paris, maillée par un important réseau d’autoroutes et à proximité immédiate de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Un département, aussi, où beaucoup est encore à venir : les Jeux Olympiques « parisiens » de 2024 y prendront notamment place le temps de plusieurs épreuves (Stade de France et piscine de Marville à Saint-Denis, Centre aquatique à Aubervilliers et Parc des expositions au Bourget). Autant d’équipements qui resteront à la disposition des habitants et des nombreux salariés des environs après l’évènement. Un département, également, où les promesses du Grand Paris -en particulier du Grand Paris Express– augurent d’un bel avenir : prolongement de la ligne 14 du métro au nord (entre Saint-Denis Pleyel et Pont Cardinet), création des lignes 16 (Noisy-Champs/Saint-Denis Pleyel) et 17 (Le Mesnil Amelot/Saint-Denis Pleyel)… Saint-Denis devenant alors un véritable « hub » de transports en commun, à même de faciliter les déplacements des habitants et salariés de la zone depuis et vers le reste de l’Ile-de-France.

Les projets d’envergure ne manquent pas, déjà, pour les prochains mois, entre l’arrivée de la ligne 4 du tramway (T4) à Clichy-Montfermeil, qui désenclavera le secteur, à la rénovation des berges du canal Saint-Denis à Aubervilliers, ou encore l’arrivée d’une fondation pour l’art contemporain à Romainville. De là à dire que la Fête de l’Humanité est le symbole du « renouveau » du « 93 » ? En tous les cas, à n’en pas douter, un indice parmi d’autres du dynamisme retrouvé d’un territoire d’avenir.

 

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