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Paris 2024 : quelle allure aura le village olympique ?

Crédit photo : PARIS 2024 Luxigon DPA

Situé à cheval sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et de l’Île Saint-Denis, le village qui accueillera les 15 600 athlètes des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024 est aussi un projet durable préfigurant la ville de demain.

En 2024, les 50 hectares du village olympique et paralympique devraient accueillir un peu plus de 2 000 logements destinés à la vie des athlètes pendant la compétition. Le site n’a pas été choisi au hasard : ici, en bordure de Seine, 85 % des sportifs seront logés à moins de 30 minutes de leur lieu de compétition et la totalité disposeront d’un lieu d’entraînement accessible en moins de 20 minutes. Dans cette zone laissée à l’abandon depuis plusieurs années, la ville de Paris et le comité d’organisation voient aussi l’occasion de construire un nouveau quartier et d’incarner un des principaux engagements des JO de 2024 : laisser aux habitants de la capitale un héritage durable et tourné vers le du futur.

6 000 habitants dès 2025

Une fois la compétition passée, le village olympique va donc se transformer en quartier à part entière, avec 2 200 logements familiaux, 900 logements spécifiques (étudiants, etc.), mais aussi des espaces verts (7 hectares), des bureaux et des commerces de proximité. Au total, 6 000 habitants et autant d’emplois pourraient venir repeupler cette zone où trônait, jusqu’alors, la Cité du Cinéma de Luc Besson, et dont l’accessibilité sera facilitée par la construction de la gare Saint-Denis Pleyel, un des principaux « hub » du Grand Paris Express vers lequel convergeront les lignes 14, 15, 16 et 17 du métro, ainsi que le RER D.

Pour opérer ce changement au cours de l’année 2025, les équipes de la Solideo (la société de livraison des ouvrages olympiques) misent sur des bâtiments à la conception écologique et réversible, privilégiant les matériaux biosourcés et les architectures en bois. Le tout pour un budget total d’1,2 milliard d’euros confié à deux groupements, l’un constitué autour de la Caisse des Dépôts et de sa filiale immobilière Icade, l’autre autour du promoteur Nexity et du constructeur Eiffage.

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Penser la ville du futur

L’engagement écologique ne se limite pas aux constructions des bâtiments. Le comité d’organisation a voulu que ce village s’inscrive dans une démarche plus vaste qui consiste à penser les enjeux de la ville de 2050. Les nombreux espaces verts, les mails arborés et la présence de toitures végétalisées pouvant accueillir des oiseaux ou des insectes, vont dans ce sens. L’impact carbone du projet devrait ainsi être réduit, mais ces installations sont surtout imaginées pour supporter des épisodes caniculaires plus nombreux et résister ainsi aux effets du changement climatique. Inauguré en novembre, le chantier devrait démarrer en 2021.

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